Le chef de la direction de Fortress Paper rêve d'une expansion avec Tembec

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MONTRÉAL - Fortress Paper a beaucoup de travail à faire pour calmer les craintes des investisseurs, mais le chef de la direction, Chad Wasilenkoff, croit que l'entreprise pourrait devenir l'un des principaux producteurs mondiaux de pâtes dissolvantes en fusionnant avec sa rivale canadienne Tembec.

Fortress (TSX:FTP) doit d'abord régler les problèmes à son usine de Thurso, et ensuite ouvrir une autre usine à Lebel-sur-Quevillon.

Mais d'autres options seront possibles une fois que les deux usines fonctionneront à pleine capacité dans environ deux ans, et qu'elles produiront 450 000 tonnes du matériel utilisé principalement dans l'industrie du textile.

Une alliance Fortress-Tembec pourrait produire annuellement près d'une million de tonnes de pâtes dissolvantes.

M. Wasilenkoff affirme que l'entité constituerait une bonne combinaison qui générerait de la synergie. Il a ajouté qu'il serait intéressant d'unir les deux entreprises avant de la scinder en deux départements, un qui comprendrait quatre moulins à pâtes dissolvantes et un autre avec un moulin qui produirait de la pâte de haute qualité et d'autres produits.

La manière dont cette entente serait structurée est impossible à déterminer pour le moment. M. Wasilenkoff a toutefois indiqué que Tembec a une bonne équipe de gestion qui tente aussi d'augmenter le volume de ses activités en dépensant 190 millions $ pour remplacer trois bassins à basse-pression par un nouveau dispositif, produisant ainsi 40 MW supplémentaires à son usine de Témiscaming.

Un total de 59 millions $ avait été dépensé à l'usine de Temiscaming pour le projet cellulose à la fin du trimestre.

«Ce qu'ils ont accompli n'est pas un mince exploit et ils ont migré dans ces classes spécialisées avec des actifs difficiles. Je leur lève mon chapeau», a déclaré M. Wasilenkoff.

Tembec (TSX:TMB) n'a pas répondu à nos demandes d'entrevue.

Paul Quinn des Marchés des Capitaux de la Banque Royale du Canada, croit que l'association entre ces deux entreprises est légitime. Il a lui-même lancé l'idée, il y a un an environ, que Fortress ou Buckeye Technologies pourrait s'allier avec Tembec.

«C'était assurément une bonne chose pour Fortress à l'époque et ce l'est probablement encore aujourd'hui», a-t-il commenté.

Il a indiqué que plusieurs investisseurs de Tembec, surtout ceux qui étaient là lors de la restructuration il y a quelques années, resteraient probablement pour toucher une prime importante.

Tembec jouit d'un capital limité en raison de ses projets de modernisation qui ont été retardés d'environ six mois en raison des coûts de construction plus élevés au Québec. Une baisse de près de 80 pour cent du cours des actions de Fortress Paper au cours de la dernière année a aussi restreint la liquidité de l'entreprise.