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01/31/2012 12:31 EST | Updated 04/01/2012 05:12 EDT

Le suicide n'est pas un drame individuel, mais un enjeu social collectif

MONTRÉAL - En raison de ses impacts sur la famille, les proches et l'entourage des personnes touchées par le suicide, il faut cesser de le voir comme un drame individuel.

La présidente de l'Association québécoise de prévention du suicide, Sylvie Nadeau, estime que plus de 370 000 personnes au Québec sont touchées chaque année par le suicide. Vu son onde de choc, il importe, selon elle, de le voir comme un défi collectif à résoudre.

Il y a d'abord les victimes elles-mêmes, environ 1100 personnes par année, leurs proches, qui peuvent vivre avec la peine et l'incompréhension durant plusieurs années, et l'entourage de ces proches qui agiront parfois en soutien.

Même si elles ne passent pas toutes à l'acte ou qu'elles ne complètent pas une tentative, pas moins de 119 000 personnes entretiendront des idées suicidaires et plus de 30 000 risqueront un essai.

L'Association québécoise de prévention du suicide souhaite une mobilisation nationale et un engagement collectif de tous les milieux.

Bruno Marchand, directeur général de l'Association, espère que la prévention du suicide obtienne la même attention que pour d'autres grands enjeux comme l'alcool au volant et le tabac.

«Lorsqu'on décide de faire de la prévention une priorité, les résultats sont au rendez-vous, comme le montrent les exemples de la prévention de l'alcool au volant ou du tabagisme», a indiqué M. Marchand.

La 22e semaine de prévention du suicide se tiendra du dimanche 5 au samedi 11 février.