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01/31/2012 01:50 EST | Updated 04/01/2012 05:12 EDT

Sarkozy souhaite à la presse une année pleine de "surprises" et de "rebondissements"

PARIS - Le président Nicolas Sarkozy s'est projeté mardi dans la campagne électorale, souhaitant voir des "surprises" et des "rebondissements", et multipliant les allusions lors de ses voeux à la presse, même s'il ne s'est toujours pas officiellement déclaré.

"Je suis sûr (...) que vous voulez cette année de la passion, des surprises, des rebondissements, des épreuves, de la force", a dit le chef de l'Etat, présentant ses voeux à la presse à l'Elysée. "De ce point de vue, on peut certainement faire un bout de chemin ensemble".

Comparant sa relation à la presse à un "vieux couple", il n'a dit détecter "aucun des stigmates annonciateurs d'un divorce", à savoir "pas de lassitude" mais de l'"exigence".

"Je vois bien vos tentatives pour me remplacer, pour essayer autre chose, pour voir de nouveaux horizons, pour espérer ailleurs, l'herbe est toujours plus verte", a-t-il lancé, dans un clin d'oeil à l'élection présidentielle qui se tiendra dans moins de trois mois.

"J'essaierai de continuer à vous surprendre et, peut-être avec une certaine malice, à déjouer certains de vos commentaires, parfois de vos pronostics", a-t-il promis, alors que les sondages le donnent actuellement perdant face à son principal adversaire, le candidat socialiste François Hollande, largement favori.

"J'essaierai surtout d'imposer de nouvelles idées. Nous avons besoin de nouvelles idées, c'est absolument essentiel", a-t-il affirmé, se projetant clairement dans la campagne. "Tout l'enjeu de ces prochains mois sera là. Toute la bataille se jouera là: où se trouvera le gisement d'idées nouvelles dans notre pays? Ce sera le coeur de la problématique".

"Franchement, un pays où la presse est tellement libre qu'elle n'est pas obligée d'être impartiale, c'est un plaisir", a ironisé le président. "Imaginez l'ennui d'un monde où la presse ne se tromperait pas, où ses pronostics ne seraient pas déjoués, où la passion ne serait pas au rendez-vous de tous les éditoriaux et où, finalement, on s'ennuierait".

Pour 2012, le chef de l'Etat a souhaité à la presse de "raconter des histoires, des belles histoires, décortiquer des programmes, des bons programmes, saluer des tempéraments, des grands tempéraments", en référence, là encore, à la campagne électorale.

"Si cette année 2012, au premier semestre on réussit ça, on pourra attaquer tranquillement le deuxième semestre", a-t-il ajouté, précisant aussitôt: "Le 'on' ne me met pas dedans; c'est un 'on' de politesse, chacun l'aura compris". AP

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