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02/08/2012 08:14 EST | Updated 04/09/2012 05:12 EDT

Grèce: Les discussions des leaders achoppent sur les prestations de retraite

ATHÈNES, Grèce - Les chefs des trois partis gouvernementaux de la Grèce ont mis fin mercredi soir à leur réunion sur les nouvelles mesures d'austérité exigées par leurs bailleurs de fonds sans être parvenus à s'entendre sur les réductions des prestations de retraite gouvernementales et privées.

Le premier ministre grec, Lucas Papademos, a quitté ses collègues pour aller négocier avec les représentants de la «troïka» de la Grèce, soit l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, les réductions que doit mettre en place le pays pour atteindre les objectifs financiers fixés par ses commanditaires pour 2012.

Le ministre des Finances, Evangélos Vénizélos, et le ministre du Travail, Giorgos Koutroumanis, ont accompagné M. Papademos à la table des négociations.

Un communiqué publié par le bureau du premier ministre a annoncé que M. Papademos et les trois leaders du gouvernement de coalition, soit le socialiste George Papandreou, le conservateur Antonis Samaras et le chef d'extrême-droite Giorgos Karatzaféris, étaient d'accord sur tous les points sauf un qui ferait l'objet de discussions avec les bailleurs de fonds.

L'enjeu de ces pourparlers: un prêt de 130 milliards euros (171 milliards $) qui pourra permettre à la Grèce d'éviter le défaut de paiement en mars.

Les négociations entre les dirigeants grecs ont achoppé sur des compressions de 300 millions euros (395 millions $) nécessaires pour respecter les exigences de la troïka. Cette dernière a proposé de sabrer dans les prestations de retraite gouvernementales et privées qui dépassent le seuil minimal des 150 euros (192 $). En Grèce, les prestations de retraite privées sont garanties par l'État.

Parmi les propositions ayant été acceptées par les dirigeants grecs figure une diminution de 22 pour cent du salaire minimum mensuel brut, qui passera de 751 euros (989 $) à 586 euros (773 $) pour les travailleurs de 25 ans et plus. Pour les plus jeunes, il sera fixé à 527 euros (695 $).

Les médias grecs ont rapporté que, advenant le cas où les discussions de Lucas Papademos avec les bailleurs de fonds échoueraient, le premier ministre grec organisera une nouvelle réunion avec les trois leaders dans la nuit ou tôt jeudi matin.