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02/08/2012 09:40 EST | Updated 04/09/2012 05:12 EDT

L'immigration explique la modeste hausse de la population en Atlantique

OTTAWA - Les provinces de l'Atlantique ont assisté pendant des décennies à l'exil de leurs jeunes, désireux de décrocher des emplois mieux rémunérés en Ontario et dans l'Ouest canadien. Mais au cours des cinq dernières années, le vent a tourné dans cette partie du pays, selon les données du dernier recensement.

Les gouvernements des quatre provinces ont réussi à contrôler l'hémorragie, notamment grâce à la mise en place de certaines politiques visant à attirer — et à garder — les immigrants qui choisissent les provinces Atlantique comme porte d'entrée pour s'installer au Canada.

Selon les données rendues publiques mercredi, le taux de croissance moyen atteint 1,9 pour cent dans ces provinces.

L'Île-du-Prince-Édouard arrive bonne première avec une augmentation chiffrée à 3,2 pour cent, suivie de près par le Nouveau-Brunswick, qui affiche pour sa part une hausse de 2,9 pour cent de sa population.

La croissance a été plus modeste du côté de la Nouvelle-Écosse. La province a vu sa population gonfler de 0,9 pour cent.

Les nouvelles sont meilleures du côté de Terre-Neuve-et-Labrador, pourtant l'éternelle championne de l'exil migratoire au pays. La province a enregistré une progression de 1,8 pour cent. Le dernier bilan positif remontait à 1986.