NEWS
02/08/2012 11:07 EST | Updated 04/09/2012 05:12 EDT

Ouverture des conventions collectives: Legault prépare la guerre, selon le PQ

QUÉBEC - L'idée d'ouvrir les conventions collectives, telle que proposée par François Legault, est un appel à une confrontation ouverte avec le monde syndical, selon l'opposition péquiste.

Les députés péquistes étaient réunis en caucus au parlement mercredi et ils ne se faisaient pas prier pour critiquer sévèrement les positions affichées récemment par le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) et ancien ministre péquiste.

La chef péquiste, Pauline Marois, a fait valoir que du temps où M. Legault était ministre la parole donnée «devait être respectée».

«Il a viré capot?», s'est-elle interrogée, sourire en coin, avant de rejoindre ses députés.

La députée de Taschereau, Agnès Maltais, a renchéri pour dire qu'il reniait ses anciennes valeurs en se disant prêt à ne pas respecter la signature apposée par le gouvernement et les porte-parole des médecins et enseignants au bas des conventions.

Quand il était ministre, a l'époque des contrats de performance, M. Legault clamait au contraire que jamais un gouvernement ne devait «renier sa signature», a soutenu Mme Maltais.

Elle a dit s'attendre au chaos et à une guerre ouverte avec le milieu syndical, si M. Legault prend le pouvoir.

«Déja la guerre est préparée. On entend les tam-tams», a-t-elle illustré.

Le chef de la CAQ avait dit la veille qu'il voulait rouvrir les conventions collectives et les ententes conclues avec les enseignants et les médecins.

La coalition veut revoir la rémunération des médecins et accroître le volume de patients pris en charge, et elle veut par ailleurs évaluer les enseignants en contrepartie d'une hausse salariale de 20 pour cent, une mesure évaluée à 1 milliard $.

D'autres craignent l'impact éventuel d'un climat de relations de travail perturbé sur l'économie.

«J'ai peur qu'en mettant le feu aux poudres, comme il entend le faire, il crée un mauvais climat de relations de travail et ultimement c'est la croissance économique qui sera mise en péril», a indiqué de son côté le député de Rousseau, Nicolas Marceau.