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11/22/2016 16:19 EST | Updated 11/23/2017 00:12 EST

Après Rivière-du-Loup, Matane veut aussi un service d'hémodialyse

« Tant mieux pour les gens de Rivière-du-Loup », lance d'entrée de jeu le maire de Matane, Jérôme Landry, qui, du même souffle, ajoute qu'il « ne voit pas comment et pourquoi le ministre de la Santé refuserait d'offrir le même service à Matane ». Le maire réagissait ainsi à l'annonce du ministre Jean D'Amour comme quoi Rivière-du-Loup allait offrir l'hémodialyse.

Selon des données qui proviennent du bureau du député Pascal Bérubé, 10 personnes des MRC de la Matanie, de la Matapédia et de la Haute-Gaspésie pourraient subir leur traitement de dialyse à Matane au lieu de devoir se rendre à Rimouski. Il s'agirait du même nombre de patients qui pourront d'ici peu de temps bénéficier du service au centre hospitalier du Grand-Portage de Rivière-du-Loup.

Selon Jérôme Landry, la population de l'est du Bas-Saint-Laurent et de l'ouest de la Gaspésie est plus vieillissante qu'ailleurs, donc le nombre de patients qui souffrent de maladies rénales augmentera plus vite. La MRC veut former d'ici la fin de l'année un comité de vigilance en santé pour piloter cette revendication. Il serait formé d'élus, de membres du personnel de la santé et de citoyens.

Il faut éviter de faire des 200 kilomètres ou plus pour des services qui sont de base.

Jérôme Landry, maire de Matane

Deux poids, deux mesures ?

Selon le député de Matane-Matapédia, le nouveau service d'hémodialyse à l'hôpital de Rivière-du-Loup sera financé à même le budget du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent. Pascal Bérubé dit avoir obtenu cette information de la bouche même du ministre responsable de la région, Jean D'Amour. Le député craint que les récentes compressions dans l'ensemble du réseau de la santé au Bas-Saint-Laurent aient servi, entre autres, à financer ce service pour l'ouest du Bas-Saint-Laurent, c'est-à-dire dans la circonscription du ministre Jean D'Amour.

Il cite en exemple les 19 postes abolis et les cinq lits fermés dans les hôpitaux de Matane et d'Amqui en 2016.

Est-ce que ce sont ces compressions qui ont permis de trouver des sommes importantes et récurrentes pour cette annonce à Rivière-du-Loup ?

PAscal Bérubé, député de Matane-Matapédia

La direction du CISSS du Bas-Saint-Laurent n'a pas voulu dévoiler le montage financer de ce nouveau service.