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11/22/2016 18:04 EST | Updated 11/23/2017 00:12 EST

Le programme de pâtes et papiers fait peau neuve au Cégep de Trois-Rivières

Le nouveau diplôme d'études collégiales (DEC) s'appellera « écodéveloppement et bioproduits », a annoncé l'institution mardi. Il sera disponible dès la session d'automne 2017.

Depuis 2012, aucun étudiant ne s’est inscrit au DEC en Technologies des pâtes et papiers alors le Cégep a décidé de renouveler son offre. Il espère convaincre les gens de s’y inscrire grâce au fait qu’il y a un excellent taux de placement dans le domaine et que le salaire de base est bon, soit 26 $ l’heure.

Je vous dirais qu'on a un grand défi de recrutement, parce que dans l'imaginaire collectif, les pâtes et papiers, c'est encore quelque chose qui n'est peut-être pas "in", alors on a à travailler sur le fait que c'est innovant.

Louis Gendron, directeur général du Cégep de Trois-Rivières

« On est les seuls au Québec à offrir cette formation-là. On a des bourses de disponibles pour permettre aux gens de l'extérieur de ne pas à débourser pour, par exemple, des frais de logement », précise le directeur des études au Cégep de Trois-Rivières, Denis Rousseau.

Pour la prochaine rentrée scolaire, le Cégep aimerait avoir une trentaine d’étudiants. Il en faut quinze pour que le programme démarre en août 2017.

Répondre aux besoins de l’industrie

Selon la direction du Cégep, les entreprises sont contentes que cette formation renaisse de ses cendres.

« Le son de cloche est très positif parce que c'est un programme qui se découpe par module, donc l'étudiant pourrait faire une première année et ensuite être à l'emploi [d'une entreprise], [...] donc il y a une souplesse qui plaît vraiment aux entreprises », affirme le directeur des études, Denis Rousseau.

Le chercheur au Centre d'innovation des produits cellulosiques Innofibre, Tarik Jabrane, contribue à l'élaboration du programme. Il affirme être en contact avec les entreprises du secteur des pâtes et papiers pour mieux former les étudiants aux besoins et réalités de l'industrie.

« Ça permettra d'améliorer le mariage entre la personne formée et l'entreprise qui l'embauchera », explique M. Jabrane.

D’après les informations d’Anne-Andrée Daneau