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12/03/2016 15:22 EST | Updated 12/04/2017 00:12 EST

Plage Parlee : un risque pour la santé publique selon un médecin

On apprenait cette semaine que la plage du parc provincial ne respecte pas les normes canadiennes en matière de qualité de l’eau.

Si ces normes avaient été respectées à Shédiac, la baignade à la plage Parlee aurait été interdite pendant deux semaines en août dernier en raison des risques de maladie.

Les gens se mettaient à risque sans le savoir. C’est une situation qu'il faut corriger le plus rapidement possible.

André Touchburn, médecin

Le médecin André Touchburn, qui à un chalet près de la plage, craint pour la santé des gens de sa région, surtout que la source de contamination n'a toujours pas été identifiée.

« Quand le risque à une exposition à des bactéries augmente, C'est sur que le risque qu'il y ait une épidémie ou augmentation des maladies augmente en même temps aussi », explique-t-il.

Le pharmacien Pierre LeBlanc partage les inquiétudes du médecin. « C'est tellement important que les gens s'en viennent à Shédiac et qu'ils se sentent sécures de se baigner. Avec la quantité de gens qui viennent à Shédiac, c'est important de les avoir en santé et bien dans notre région ».

Au plus fort de l'achalandage touristique l'été dernier, la qualité de l'eau a été qualifiée de médiocre. Selon les normes canadiennes, la baignade doit être interdite quand le taux de matières fécales dépasse 70 unités par 100 ml d'eau.

La plage Parlee aurait donc dû être fermée pendant dix jours l'été dernier, mais ça n’a pas été le cas. La province utilise un autre système de classification.

« Le problème c'est qu'avec le système actuel, on ne sait pas le taux exact de bactérie. On ne peut pas savoir exactement qu'est-ce qui est le risque. L’important c'est que les gens doivent demander d'avoir accès à ces informations précises, le plus tôt possible », croit André Touchburn.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, affirme qu’un comité a été créé pour tenter de régler le problème.

« C'est un défi et une situation très importante dans notre province. C'est pour cette raison que le département de l'environnement et de la gouvernance locale a formé un comité sur le terrain pour tenter d'adresser la situation le plus rapidement possible », dit le premier ministre.

En attendant les recommandations du comité, la municipalité de Shédiac suit de près la situation.

Le maire Jacques LeBlanc a d'ailleurs demandé des précisions au gouvernement provincial.

Il espère que cette sage ne ternira pas l'image de sa municipalité qui mise beaucoup sur le tourisme.

Selon les informations de Karine Godin.