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01/11/2017 14:30 EST | Updated 01/12/2018 00:12 EST

11 réfugiés syriens à Rimouski en février

Un texte de Julie Tremblay avec la collaboration de Denis Leduc

Après des mois d'attente, les démarches du comité rimouskois d'accueil des réfugiés syrien sont sur le point de se concrétiser.

Les trois familles syriennes qui arriveront bientôt à Rimouski sont actuellement au Liban. Ils voyageront à la fin janvier et resteront à Montréal pendant quelques semaines avant d'entreprendre leur nouvelle vie à Rimouski.

À leur arrivée, ils seront d'abord examinés par des médecins, des travailleurs sociaux et des infirmières afin de déterminer leur étant de santé et les services dont ils ont besoin. La présidente et directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo, explique que deux médecins, trois travailleurs sociaux et trois infirmières feront ces évaluations.

Il peut y avoir des séquelles de la guerre, des traumatismes psychosociaux, donc il faut bien évaluer leurs besoins pour essayer de donner un maximum de conditions favorables pour qu'ils puissent bien intégrer la société québécoise.

Isabelle Malo, présidente directrice générale, CISSS Bas-Saint-Laurent

La langue, un défi de taille

Selon Philippe Thibault, l'un des membres du comité d'accueil, les réfugiés devront apprendre le français rapidement afin de faciliter leur intégration et leur permettre ensuite de trouver un emploi. Il espère que les Rimouskois feront tout en leur pouvoir pour faciliter l'intégration de ces familles qui repartent à zéro :

Je veux qu'on les accueille à bras ouverts, que ces gens-là se sentent chez eux. Ce sont des gens qui ont vécu de grosses épreuves, ç'a été difficile pour eux dans les dernières années, maintenant ils ont besoin de réconfort.

Philippe Thibault, membre du comité rimouskois d'accueil des réfugiés syriens

En plus des 11 personnes dont la venue a été confirmée, une autre famille pourrait être accueillie par le comité d'accueil rimouskois. Philippe Thibault rapporte cependant que cette famille se trouve en Turquie, ce qui complique considérablement les démarches en cours.

Comme ils sont parrainés par le privé, les Syriens qui arriveront bientôt à Rimouski ne bénéficieront pas de l'aide financière annoncée par la ministre de l'Immigration, Kathleen Weil, pour l'accueil de réfugiés à Rimouski.