NEWS
01/11/2017 17:24 EST | Updated 01/12/2018 00:12 EST

Effondrement du Centre Algo : l'accusé Robert Wood nie avoir décelé des anomalies

Le ton a changé dans la salle d’audience du palais de justice de Sault-Sainte-Marie, cet après-midi. La Couronne y est allé de questions cinglantes à l’égard de Robert Wood. L'effondrement partiel du toit statonnement du centre Algo d'Elliot lake a causé la mort de deux femmes et a blessé une vingtaine de personnes.

La Couronne a demandeé à Robert Wood s’il était conscient de l’importance de son travail. Le procureur lui a demandé pourquoi il avait été embauché pour une inspection de la bâtisse en 2012, plutôt qu’un couvreur. À cette question, l’ex-ingénieur a répondu qu’on l’avait choisi pour son expertise et son expérience.

Le procureur de la Couronne tente de démontrer que les fuites d’eau étaient apparentes depuis longtemps et que Robert Wood a été négligent en ne l’indiquant pas plus sérieusement dans son rapport.

L’ex-ingénieur rejette la faute sur la direction du Centre commercial Algo, qui aurait caché des informations rendant son inspection plus facile. Selon lui, s’il avait su que le centre commercial était en si piètre état, il en aurait ordonné sa fermeture.

Plus tôt aujourd'hui

Après avoir fait la nomenclature de ses expériences précédentes à titre d’ingénieur émérite dans la communauté, le sexagénaire est revenu sur ses deux inspections du centre commercial d’Elliot Lake, en 2009 et en 2012.

En cour mercredi, l’accusé a dû répondre aux questions de la défense, concernant un appel téléphonique qu’il aurait eu en 2011 avec Ron McCowan, un potentiel acheteur du bâtiment à l’époque.

Au moment de l’enquête publique de 2013, M. McCowan a affirmé que l’ingénieur lui aurait déconseillé d’acheter le centre commercial. Au téléphone, Robert Wood lui aurait dit que, pour éviter un effondrement, des rénovations de l’ordre de 1,5 million de dollars devaient être faites sur le toit.

Or, l’accusé a réfuté ces allégations. Il soutient que le toit était en bon état et que Ron McCowan « a fabriqué tout ça ».

Dans les règles

Plus tôt, Robert Wood a été questionné par la défense sur son observation de la déflexion du pont de stationnement du Centre Algo.

Celui-ci a témoigné que le propriétaire du centre commercial Robert Nazarian et lui ont passé un certain temps à regarder les voitures se déplacer sur le toit, qui abritait aussi un stationnement.

Dans son rapport de 2012, l’ex-ingénieur a déclaré que la structure de l’édifice était en règle, quelques semaines avant l’effondrement qui a coûté la vie à Lucie Aylwin, 37ans, et à Doloris Perrizolo, 74ans. Une vingtaine de personnes ont été blessées dans l'accident.

Près de cinq ans plus tard, Robert Wood est le seul accusé au criminel dans cette affaire. Il a plaidé non coupable à deux chefs de négligence criminelle causant la mort, et à un chef de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles.