NEWS
03/27/2017 17:35 EDT | Updated 03/28/2018 01:12 EDT

Décriminalisez la marijuana dès maintenant, demande un militant

Un militant pour la légalisation du cannabis se réjouit d'une possible légalisation encadrant le cannabis récréatif d'ici le 1er juillet 2018, mais aimerait voir un moratoire sur les descentes policières dans des comptoirs de marijuana dès maintenant.

Dana Larsen, qui est directeur de Sensible BC, un organisme prolégalisation, croit qu’il est pressant d’arrêter de criminaliser les Canadiens qui utilisent le cannabis. « Je suis heureux du plan, mais je ne suis pas optimiste, parce que ça va être plus long que prévu et ils ne vont pas arrêter les arrestations avant deux, trois ans », croit-il.

Il faudra attendre le cadre législatif du fédéral et, ensuite, une législation de la part des provinces, ce qui pourrait retarder, dans les faits, la légalisation à 2020-2021, estime le militant.

Il insiste que l'important dans l'immédiat est de mettre fin aux arrestations de consommateurs de cannabis, qui continuent à être criminalisés.

M. Larsen espère que le projet de loi du gouvernement fédéral va permettre la vente de cannabis dans plusieurs endroits, comme l’alcool, où il est possible de s’en procurer dans les restaurants par exemple. Le prix du cannabis devrait également être très bas pour couper l’herbe sous le pied du marché noir, selon lui.

Dana Larsen croit également que l’un des enjeux sera de savoir qui aura le droit de produire la marijuana à des fins récréatives.

Enjeu occulté en Colombie-Britannique?

Dana Larsen déplore également que cet enjeu ne fasse pas l’objet de débats à l’approche des élections provinciales en Colombie-Britannique. « Il y a des dispensaires partout dans la province et ce sont les provinces qui vont être impliquées dans les règlements. Le prochain gouvernement qui va gagner les élections va être impliqué, donc c’est important qu’on en discute tout de suite, » souligne M. Larsen.

De son côté, le ministre provincial de la Sécurité publique, Mike Morris, précise que l’engagement de son gouvernement reste le même : garantir la santé et la sécurité des Britanno-Colombiens, surtout des plus jeunes.

Dans un communiqué, le ministre indique attendre le projet de loi du fédéral et ne pas pouvoir donner plus de détails sur un plan provincial d’ici là.

Mike Morris souligne qu’un groupe de travail sur la question continue son travail préliminaire pour conseiller le gouvernement sur un cadre législatif, lorsque le fédéral aura dévoilé son plan.

Avec les informations de Geneviève Milord