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03/27/2017 18:42 EDT | Updated 03/28/2018 01:12 EDT

Des Autochtones canadiens et américains unis contre Keystone XL

Des communautés autochtones canadiennes et américaines se mobilisent pour faire avorter le pipeline Keystone XL, après que le projet a reçu le feu vert de l'administration Trump.

Avec cet oléoduc de 1900 km, TransCanada prévoit d’acheminer quotidiennement l’équivalent de 800 000 barils de pétrole de l’Alberta vers des raffineries des États-Unis situées le long de la côte du golfe du Texas.

L’infrastructure empiétera sur des territoires autochtones du Canada, ainsi que dans les États du Montana, du Dakota du Sud, du Nebraska, du Kansas et de l’Oklahoma.

Dans un communiqué envoyé vendredi, le grand chef Serge Simon, du Conseil mohawk de Kanesatake, a déclaré que les 122 communautés autochtones signataires du Traité autochtone contre l’expansion des sables bitumineux vont s’allier aux non-Autochtones de partout en Amérique pour faire en sorte que le projet ne voie pas le jour.

« Il s’agit d’une occasion importante pour rappeler aux Canadiens que les Premières Nations possèdent des droits inhérents qui sont entérinés dans la constitution canadienne », signale de son côté le chef de l’Assemblée des Premières Nations (APN), Perry Bellegarde.

Cela comprend le droit à un consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause sur toute activité qui pourrait avoir une incidence sur nos terres, sur nos vies et sur notre avenir.

Perry Bellegarde, chef de l'Assemblée des Premières Nations (APN)

D’ailleurs, la tribu des Sioux de Standing Rock, qui manifeste depuis des mois contre la construction du pipeline Dakota Access de 3,8 milliards de dollars dans le Dakota du Sud, a également annoncé son opposition au projet Keystone XL.

« Encore une fois, les terres cédées par traité de la grande nation sioux sont menacées par Keystone et par un pipeline périlleux », constate le président des Sioux de Standing Rock, Dave Archambault.

Nous espérons que tous ceux qui se sont montrés solidaires avec Standing Rock [quant au pipeline Dakota Access] resteront à nos côtés et se tiendront aux côtés des peuples autochtones qui continueront à se battre contre ces projets d’infrastructure qui manquent de vision et qui servent exclusivement les intérêts des milliardaires.

Dave Archambault, président des Sioux de Standing Rock

TransCanada a publié une déclaration, vendredi, affirmant qu’elle continuera à travailler auprès des principaux intervenants des États du Nebraska, du Montana et du Dakota du Sud afin d’obtenir les permis et les approbations nécessaires à la construction du pipeline.

Le communiqué ne fait toutefois aucune mention des communautés autochtones. CBC News avait demandé à l’entreprise si elle avait une stratégie spécifique pour transiger avec des groupes autochtones qui s’opposent au pipeline Keystone XL, mais la question est restée sans réponse.

Avec des informations de Tim Fontaine, CBC News