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03/27/2017 19:52 EDT | Updated 03/28/2018 01:12 EDT

La sénatrice Lynn Beyak défend toujours sa position controversée sur les pensionnats autochtones

La sénatrice conservatrice Lynn Beyak persiste et signe : elle défend toujours sa position controversée sur les pensionnats autochtones.

La sénatrice du Nord de l'Ontario, Lynn Beyak, a suscité la controverse il y a deux semaines en affirmant lors d'un débat à la Chambre haute sur la surreprésentation des femmes autochtones dans les prisons canadiennes qu'il y avait de bonnes intentions derrière les pensionnats autochtones.

Lors d'une entrevue accordée à CBC lundi, la sénatrice est revenue à la charge en affirmant qu'elle n'avait aucunement besoin d'être « éduquée » au sujet des horreurs commises dans les pensionnats autochtones puisqu'elle a « souffert à leurs côtés ».

« J'ai émis des déclarations et je ne recule pas. Je crois que si vous voyagez un peu partout au Canada, il y a de très bons exemples de gens qui doivent leurs vies à ces écoles », a-t-elle dit, tout en avouant que les « mauvais épisodes des pensionnats ont été horribles ».

« J'ai souffert avec eux dans le Nord. La meilleure façon de guérir est d'avancer ensemble vers le futur, pas de blâmer, montrer du doigt ou vivre dans le passé. »

Je suis impliquée dans ces questions depuis ma rencontre avec un collègue autochtone et sa femme quand j'avais 15 ans.

Lynn Beyak, sénatrice conservatrice

Lynn Beyak, qui siège comme membre du comité sénatorial permanent des peuples autochtones, dit avoir reçu des centaines de messages positifs après avoir livré un discours où elle blâmait la Commission Vérité et Réconciliation pour ne pas « s'être concentrée sur les bonnes intentions des pensionnats ».

« Il y a toujours deux côtés à une médaille. Nous avons reçu 700 lettres que nous mettrons à la disposition du public », a-t-elle affirmé lundi.

Démission possible ?

La sénatrice libérale de la Saskatchewan et présidente du comité sénatorial permanent des peuples autochtones, Lillian Dyck, pense que Lynn Beyak devrait songer à quitter le comité en raison de la controverse générée par sa position.

Mme Dyck dit avoir peur que des témoins soient réticents à venir témoigner devant le comité en raison de la présence de Lynn Beyak.

De son côté, la sénatrice conservatrice affirme haut et fort qu'elle ne démissionnera jamais.

Personne ne m'a donné une raison valide pour démissionner. J'ai du travail à faire pour les contribuables, les membres des Premières Nations.

Lynn Beyak, sénatrice conservatrice

Elle ajoute qu'elle demande la tenue d'un audit national sur les dépenses du gouvernement fédéral pour les Premières Nations.

Avec les informations de CBC