NEWS
03/27/2017 17:52 EDT | Updated 03/28/2018 01:12 EDT

Projet Montréal réitère son appel à plus de transparence en matière de sécurité publique

La Commission de la sécurité publique de Montréal tiendra une séance ouverte au public, vendredi, deux jours après une réunion à huis clos où elle prendra connaissance du plan d'action du directeur du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet, pour rétablir la confiance du public envers le SPVM.

L’opposition officielle à l’Hôtel de Ville se réjouit de cette ouverture, mais croit que cette commission devrait siéger chaque mois en public, sauf lorsqu’elle discute de dossiers liés au terrorisme, par exemple. Pour le maire Denis Coderre, c'est plutôt le huis clos qui devrait être la règle, sauf dans des cas exceptionnels.

« On a besoin de plus qu’une mesure temporaire ou une mesure ponctuelle, on a besoin d’avoir un processus transparent pour s’attaquer et mettre fin à la culture du secret qui règne au sein du SPVM », a déclaré la chef de Projet Montréal, Valérie Plante, en point de presse lundi.

Le conseiller de Projet Montréal Alex Norris, membre de ladite Commission de la sécurité publique, estime pour sa part que « ce n’est que grâce aux recommandations » du directeur Pichet que la Ville a décidé de tenir la séance publique de vendredi.

« Il faut donner un peu de crédit au chef Pichet de s’être rendu compte qu’il nous faut des séances publiques […] pour rétablir la confiance des Montréalais. C’est un pas en avant en faveur de la transparence que le maire Coderre n’a pas été prêt à emprunter », a-t-il ajouté.

Denis Coderre et le ministre québécois de la Sécurité publique, Martin Coiteux, ont réitéré leur confiance envers Philippe Pichet, dimanche. Le SPVM traverse une crise à la suite d’allégations de fabrication de preuve qui visent sa Division des affaires internes.