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03/27/2017 18:41 EDT | Updated 03/28/2018 01:12 EDT

Utilisation du dépotoir de Hearst par Constance Lake: la signature d’une entente repoussée

Le dossier de l'acheminement des déchets de la Première Nation de Constance Lake au site d'enfouissement de la Ville de Hearst n'est pas encore réglé. Les deux communautés devaient entériner lundi une entente de services mais la conclusion anticipée n'a pas eu lieu.

Le chef de la Première Nation, Rick Allen, affirme que les deux communautés sont d’accord, en principe, sur l’entente. Mais il refuse de la signer invoquant le manque de financement d'Affaires autochtones et du Nord Canada.

“Nous sommes sur la même page pour travailler avec Hearst mais nous attendons de voir comment Affaires autochtones et du Nord Canada va appuyer ce processus.” - Rick Allen Chef de la Première Nation de Constance Lake

Le chef fait état notamment de la nécessité du financement de l’achat d’un camion pour transporter les déchets à Hearst, ainsi que pour l’éducation des membres de sa communauté sur le recyclage.

Les négociations avec la Ville de Hearst ont débuté il y a plusieurs mois, à la suite de l’annonce du ministère des Richesses naturelles et des Forêts de la fermeture du site d’enfouissement utilisé par la Première Nation. Ce site a atteint sa capacité. Le ministère voulait d’abord procéder à la fermeture le 31 janvier mais a accordé un sursis de trois mois à la Première Nation, soit jusqu’à la fin avril.

Le chef Allen avait demandé ce délai pour permettre à la Première Nation de conclure l’entente avec la municipalité et de mettre en place un système de collecte et de transports des déchets. Maintenant, le chef affirme que la Première Nation va probablement demander un nouveau délai.

Le maire de Hearst, Roger Sigouin, dit comprendre la position du chef pour le financement.

« C'est comme la municipalité, on se fait imposer des choses puis on a pas l'argent. Peut-être auront-ils le pouvoir de pousser un peu leur organisation pour leur demander si elle va payer pour ces changements-là. Il ne veut pas que ce soit leur communauté qui paye pour tout. » Maire de Hearst, Roger Sigouin.

Le maire Sigouin affirme que les frais demandés à la Première Nation pour l’utilisation du dépotoir ne sont pas en cause.

Selon l’entente, la Première Nation paiera des frais selon le volume de déchets apportés au dépotoir municipal. Le prix est établi selon le taux de 2$ par sac imposé aux non-résidents. La Première Nation paierait un prix de base de 810 $ pour chaque conteneur de déchets vidé au dépotoir.

Le conseil municipal de Hearst a approuvé la signature de l’entente la semaine dernière. Elle serait d’une durée d’un an et pourrait être renouvelée par la suite.

La Fédération canadienne des municipalités a agi comme médiateur dans les négociations entre les deux parties.